Blender Studio prépare quelque chose de gros. Après vingt ans passés à produire des courts-métrages open source devenus de vraies références, comme Spring ou Wing It!, l’équipe se lance enfin dans son tout premier long-métrage. Son nom ? Overgrown.
Derrière ce film, l’ambition dépasse le simple écran : le studio veut documenter chaque étape de la production pour livrer un « playbook » gratuit et open source aux créateurs du monde entier. Pour les artistes 3D et les petits studios, c’est une occasion rare de voir un pipeline de grande envergure se construire en direct.
Décortiquons ensemble les coulisses de ce projet : ce qu’il promet techniquement, son modèle de financement unique, et surtout, ce que vous pouvez concrètement en tirer pour vos propres productions.
Blender Studio s’attaque enfin au grand format

Une histoire de robots et de nature sauvage
Dans un monde post-humain où la nature a repris ses droits, les co-réalisateurs Hjalti Hjálmarsson et Rik Schutte nous invitent à suivre les péripéties d’un duo de robots improbable au cœur d’un univers abandonné. Après vingt ans passés à maîtriser le format court, Blender Studio change radicalement de dimension avec ce projet. Ce n’est pas un projet de plus, c’est un véritable saut dans le grand bain du cinéma. Le défi technique s’annonce immense, et c’est précisément ça qui est excitant.
Le film n’est qu’un prétexte génial
L’objectif n’est pas juste de faire un film, le vrai enjeu est ailleurs. Le studio veut surtout documenter la création de A à Z et perfectionner les outils open source qui gravitent autour de la production. L’idée phare ? Permettre à n’importe quel studio indépendant de récupérer ce « playbook » complet pour bâtir son propre flux de travail, sans avoir à tout réinventer.
Le financement du projet
Pourquoi ont-ils besoin d’abonnés supplémentaires ?
Le studio utilise un modèle de financement 20/80. Les abonnés couvrent 20 % du budget : visual development, outils, pipeline. Les 80 % restants viendront d’un producteur externe, une fois le teaser prêt. Objectif : atteindre 7000 abonnés d’ici septembre pour débloquer la suite. Ils sont à 5363 aujourd’hui. C’est jouable, mais pas gagné. Sans ce cap, le film reste au stade exploratoire. Autant dire que chaque abonnement pèse vraiment dans la balance.
Un accès direct à la production (et à une mine d’or)
En échange de 11,50 €/mois, cet abonnement ouvre l’accès aux logs de production en temps réel et à l’intégralité des formations professionnelles du studio (rigging, assets, story tools). C’est une mine d’or immédiatement rentable si vous l’utilisez pour booster vos compétences en 3D. Mais posez-vous la vraie question avant de payer : allez-vous suivre le projet activement, ou juste soutenir l’idée ? Les deux démarches sont excellentes, mais elles ne demandent pas le même niveau d’implication.
Conclusion
Le premier long-métrage de Blender Studio s’annonce comme un tournant historique, autant pour l’équipe que pour l’écosystème open source. En attendant le teaser crucial prévu pour septembre, vous pouvez suivre l’avancée des travaux en direct sur studio.blender.org. L’occasion idéale pour plonger dans les coulisses dès maintenant, ou sagement attendre les premières images pour vous faire un avis.